Plein feu sur le cinéma positif… vu de Tunisie

© Héritage & Civilisation

Nawel Ben Salah, enseignante à Sousse, en Tunisie, raconte comment le projet porté par Héritage & Civilisation a permis à ses élèves de redécouvrir leur culture, de développer leur créativité et de vivre une aventure collective, qui les a transformés grâce au festival du cinéma positif.

À Sousse, au Lycée Tahar Sfar, une quinzaine d’élèves s’est plongée dans une aventure unique autour du patrimoine tunisien, grâce au projet porté par Héritage & Civilisation dans le cadre du Festival du Cinéma Positif. Nawel Ben Salah, enseignante de Français Langue Secondaire / Etrangère (FLS / FLE), et coordinatrice du label FrancÉducation, revient sur cette expérience aussi riche qu’engageante.

Spécialisée en histoire des mentalités médiévales, Nawel Ben Salah a tout de suite été séduite par le projet proposé par Lara-Scarlet Gervais, fondatrice et présidente d’Héritage & Civilisation,, centré sur la mise en valeur du patrimoine local. « C’était une occasion parfaite de faire revivre une passion ancienne et de la transmettre à mes élèves », confie-t-elle. Si beaucoup de ses élèves n’avaient jamais mis les pieds dans un musée, ils se sont montrés curieux, enthousiastes, voire passionnés. « Ils ont travaillé en autonomie, en dehors des cours, avec une énergie incroyable », souligne Nawel. De cette implication est né un Vlog Instagram documentant les coulisses du tournage et les découvertes patrimoniales.

Le projet a créé des liens forts au sein d’un groupe pourtant très hétérogène. Il a surtout permis de révéler des talents insoupçonnés. Certains élèves, initialement peu à l’aise avec la langue française, ont commencé à l’utiliser spontanément dans leurs échanges. « Le cinéma a été un formidable levier d’expression et d’appropriation culturelle », ajoute l’enseignante. L’enthousiasme suscité par le projet a dépassé le cercle des participants. D’autres élèves espèrent désormais rejoindre une future édition. Quant à Nawel Ben Salah, elle en tire un enseignement fort : « Ce projet a réveillé une curiosité, une envie de connaître, de comprendre. C’est une immense fierté de les voir représenter leur patrimoine avec autant d’intelligence et de cœur. »

Nawel espère prolonger l’aventure et renforcer les acquis de cette première expérience. « Le lien avec d’autres jeunes de la Méditerranée, le travail sur l’identité et la mémoire collective… tout cela a été d’une grande richesse. J’espère que nous pourrons continuer à bâtir sur ces fondations.

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